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SYMPHONIE DES MÉDECINES COMPLÉMENTAIRES

 

 

SYMPHONIE DES MÉDECINES

 COMPLÉMENTAIRES 

 

Elles étaient dites « médecines parallèles » ! Les docteurs en médecine avaient un suprême mépris pour elles, qui ne faisaient pas partie du cursus leur ayant été enseigné en fac. Ils voyaient d’un mauvais oeil leurs « pratiquants » qu’ils traitaient volontiers de « charlatans ». Aujourd’hui, ces mêmes techniques, qui connaissent un engouement incontestable sous appellation de médecines douces, sont « considérées » et souvent recommandées !

L’Orient est sans doute le berceau de nombre de celles qui furent adoptées, expérimentales à l’origine, puis légitimées par des  preuves scientifiques qui apportèrent de l’eau à leur moulin, mirent enfin leurs bienfaits en évidence. Une fois l’usage de ces thérapies quasi avalisé, les médecins firent amende honorable, et, de fil en aiguille, cessèrent de les bouder et consentirent à y prêter attention, à les conseiller de manière implicite puis plus officielle et même à les prescrire, dans certains cas. Elles entrèrent ainsi dans la cour des grands, certaines sont même aujourd’hui remboursées par la sécurité sociale.

Depuis que l’on s’y est converti,  il est convenu de les appeler, non plus médecines parallèles, mais médecines douces, complémentaires et/ou alternatives.

Leur modus vivendi doit malgré tout rester cadré : pas question d’interrompre un traitement prescrit par un médecin pour y substituer une de ces thérapies qui ciblent surtout : – la prévention, – l’accompagnement des thérapies chimiques lourdes, – la substitution à des psychotropes et à des anti-douleurs dits « de confort », invasifs à la longue, – la lutte contre la sur médication.

Ceci exposé, aller vers le bien-être par le « sans chimie », est un atout indéniable dans de nombreux cas, que ce soit pour pallier les douleurs, prévenir les maladies, aider à leur guérison, ou accompagner des soins pointus mais sévères qui ont des  effets secondaires destructeurs pour d’autres organes que ceux traités.

Vive-les-seniors programme donc aujourd’hui pour vous une sorte de feuilleton qui se déroulera sur une multitude d’épisodes, tant sont variées ces médecines dites « naturelles ». Nous les passerons toutes au peigne fin pour que chacune, chacun trouve son bonheur parmi les mécanismes curatifs auxquels elles font appel.

 

 

 

THÉRAPIES sans CHIMIE

En apprenant à mieux connaître la kyrielle de médecines complémentaires, on peut adopter celle qui convient, en toute connaissance de causes et d’effets. Ces médecines seront d’autant plus actives que l’on a confiance en leur efficacité. Voici, parmi elles, les plus répandues : 

  • les médications dépourvues de produits chimiques : la phytothérapie 
  • les médications contenant des produits chimiques à doses infinitésimales – l’homéopathie -,
  • les gymnastiques à cheval entre activité sportive et gestion du stress : yoga, qi gong…
  • les manipulations : ostéopathie, chiropraxie
  • les traitements par aiguilles ou bâtonnets interposées : acupuncture, mésothérapie, moxibustion
  • les traitements en relation avec certains récepteurs : biorésonance, auriculothérapie, réflexologie, magnétothérapie…
  • les ablutions : thermalisme, sauna, hamam
  • les massages
  • les  approches mentales : méditation, hypnothérapie, sophrologie

 

 

 

 

PHYTOTHÉRAPIE 

Nous allons ouvrir le bal avec la plus ancienne et la plus répandue des thérapies dites « naturelles », la phytothérapie et son corollaire l’aromathérapie ! Nous instruirons la quintessence et les bienfaits des différentes « plantes de santé », réputées pour leur « pouvoir guérisseur »  sur autant de chapitres qu’il en existe de célèbres et plébiscitées.

PHARMACOPÉE D’ANTAN 

La phytothérapie a d‘abord fait partie des médecines empiriques, ce depuis que les hommes ont éprouvé des douleurs physiques et contracté des maladies, c’est à dire depuis toujours ! Les soins par absorption ou application de jus, de chair, de racines ou de graines de certaines plantes ou de certains fruits constituaient l’essentiel de la médecine existante : fondée sur les parentés unissant l’Homme et la nature, elle faisait appel à un vaste éventail thérapeutique.  

MÉDICAMENTS D’AUJOURD’HUI  : quand la science s’est mêlé de santé, elle a mis au point des médicaments qui se sont substitués à la pharmacopée d’hier sans pour autant rejeter et mépriser la richesses les plantes et des fruits qui entrent toujours dans la composition de nombreux d’entre eux ; la morphine est fabriquée à partir d’extraits du pavot, en exemple, et la quinine, à partir de l’écorce de Cinchona. Et, la recherche sur les plantes médicinales et leurs composés susceptibles d’inspirer de nouveaux médicaments est toujours très dynamique. Mais, la plupart du temps ces médicaments miment de manière synthétique les mécanismes salutaires des substances actives de ces plantes et fruits.

 

 

LA PHYTOTHÉRAPIE FAIT ALLIANCE

AVEC LE SCIENTIFIQUEMENT CORRECT 

Après de nombreuses études, la connaissance scientifique – et non plus empirique – des bienfaits des plantes a rendu leur efficacité plus fiable, prouvée et mesurée par des tests très élaborés ; la stabilité du produit est désormais assurée ; des conservateurs garantissent sa bonne préservation ; les dosages, parfaitement maîtrisés, permettent de rendre effective son action et d’éviter son agressivité, voire sa dangerosité. Les parties de la plante ou du fruit à sélectionner sont détectés de manière précise -feuilles, fleurs, racines, écorces, graines -, pour des résultats optimaux. Les chiffres ont pris le pouvoir et, ce faisant, ont certainement servi a rendre sa crédibilité à la phytothérapie qui continue à faire son chemin en solo, mais en se servant des leçons de la science.

Limites de la phytothérapie : si elle a une approche plus naturelle et salutaire pour le traitement de divers maux bénins tels que l’anxiété, les troubles digestifs, ou les douleurs, elle ne se substitue pas aux médicaments

  • qui soignent les pathologies sévères comme le cancer –  chimiothérapie -, le diabète, les maladies cardiaques
  • qui ont la capacité de cibler avec précision certaines parties de l’organisme.  

Exemple d’effet délétère d’une plante de santé : une consommation excessive de curcuma peut entraîner divers effets secondaires allant de troubles digestifs bénins à des complications plus sérieuses (diarrhées, vomissements).

 

 

 

 

   

MODE D’ABSORPTION DES PRODUITS PROVENANT DE LA PHYTOTHÉRAPIE

-sous forme de pilules, gélules ou poudres à avaler.

sous forme de tisanes, infusions, à boire chaudes, de jus, à boire froids.

-sous forme de traitements topiques  – compresses, massages, pommades – les secrets de grand-mères vont bon train dans ce registre.

-sous forme d’inhalations

-par le processus de l’aromathérapie qui utilise les huiles essentielles. Les HE sont des extraits concentrés de plantes, obtenus par distillation ou pression à froid ; elles contiennent les composés aromatiques volatils de la plante, supposés influencer le bien-être physique et émotionnel. On procède à l’application des HE selon différentes méthodes : inhalation, massages, bains.

-sous forme de teinture-mère à absorber par voie orale. La teinture-mère est obtenue par macération des plantes fraîches ou sèches dans un mélange d’eau et d’alcool pur durant environ 3 semaines. Ce procédé naturel capte un maximum de principes actifs

Mettre dans l’assiette plantes et fruits est tout à fait recommandable pour soigner sa santé par un meilleur équilibre en nutriments mais cela relève de la micro-nutrition, une branche à part qui ne fait pas partie de la phytothérapie. Les compléments alimentaires n’en font pas partie non plus : ils se concentrent sur l’apport nutritionnel, tandis que la phytothérapie utilise les propriétés des plantes pour des effets thérapeutiques.

 

 

 

 

AUTO MÉDICATION ET PLANTES MÉDICINALES 

Les médecines « douces » largement crédibilisées par les preuves scientifiques qui ont été apportées, sont souvent appréciés pour leur non agressivité ; dans le cas de la phytothérapie cela ne s’avère pas exact : certaines plantes médicinales peuvent être inefficaces – c’est le moindre mal – mais également agressives et même dangereuses à des dosages inappropriés. Certaines parties de la plante peuvent l’être aussi. Et les procédés d’extraction et de concentration des actifs entrent en jeu pour la parfaite innocuité de la phytothérapie qui est soumise à certaines règles. Chaque plante, chaque partie de la plante, possède son propre mode d’emploi ; son bon dosage est la condition sine qua non pour qu’elle soit utilisée à bon escient.

À NOTER : les plantes peuvent avoir des effets secondaires, ne pas être acceptées par l’organisme, ne pas être adaptées au problème et, certaines, peuvent interagir de manière délétère avec certains médicaments.

Pour tirer bon parti et éviter les écueils de ces formidables fournisseurs de santé, il est recommandé de demander conseil à son médecin ou à son pharmacien et éviter l’automédication.  

 

Passons en revue les plantes dont la bonne réputation n’est plus à faire : le citron fera l’objet du 1er épisode de note feuilleton sur la phytothérapie.

À suivre…

 

 

 

 

 

L’HISTOIRE, MILLÉNAIRE,

DU SOIN PAR LES PLANTES

 

Depuis l’aube de l’humanité, sur tous les continents, les plantes ont servi à guérir les maladies. La découverte de nouvelles terres, et les grands voyages vers l’Orient, notamment via la route des épices vont de paire avec la découverte de nouvelles plantes comme l’écorce de quinquina, le bois de gaïac, le gingembre, la cardamome, la noix de muscade, le curcuma et tant d’autres…

A partir du 19ème siècle, la phytothérapie prend un virage à 180 degrés puisque l’apparition de la chimie moderne permet l’identification et la caractérisation des substances actives présentes dans les plantes. L’extraction de principes actifs devient également très performante et permet ainsi l’isolement de la morphine à partir du pavot en 1815 ou à la purification de la quinine à partir de l’écorce de quinquina en 1820.
Les premières molécules de synthèse voient le jour dès 1899, avec la synthèse complète de l’aspirine par Bayer. Les activités de synthèse (fabrication artificielle d’une molécule en laboratoire) et d’extraction sont toujours très actives de nos jours et sont à l’origine de presque tous nos médicaments

Si la phytothérapie a subi au fil des temps modernes des mutations soutenues par les études cliniques et des recherches permanentes, l’utilisation des plantes médicinales qui contiennent souvent plusieurs centaines de composants, garde sa spécificité et son mode d’action particulier !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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