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STRESS – Halte au Stress

STRESS – Halte au Stress

 

Un état d’esprit : vivre l’instant présent.

Un impératif : plus lentement, plus sûrement. 

 

LE STRESS, c’est la vie puisqu’il est le moteur de toute action ! Cette force positive de l’organisme est donc normalement bienfaisante….. jusqu’à un certain point ! Lorsque la dose de stress devient excessive, elle est alors hostile, source de « distress » ou « détresse ») ! 

 

Un état d’esprit qui sied aux seniors : vivre l’instant présent 

Le CARPE DIEM est UN MODUS VIVENDI qui respecterait la fragilité senior : «Nous ne sommes pas faits pour faire des choses et penser en permanence. » Sharon Walker « mon COACH PERSO ».

Nombreux sont les seniors qui disent vouloir profiter du moment présent, telle Sylvie, rencontrée récemment dans un café du 18ème, à Paris, (VIDEO ci-dessous), telle Catherine Gobbi -se référer à notre publication : https://vive-les-seniors.fr/mamy-superstar/-, tel Yann Arthus-Bertrand -se référer à notre publication : https://vive-les-seniors.fr/yann-arthus-bertrand-linterview/

Et nombreux sont les philosophes et artistes qui nous ont indiqué ce chemin de sagesse ! D’Horace – poète latin, 65 avant J. C.- nous reste une phrase célèbre : « Cueilles le jour sans te soucier du lendemain, et sois moins crédule pour le jour suivant ».

Du reste, Schopenhauer – philosophe allemand, 1788, 1860-, affirma plus tard dans ses Aphorismes sur la Sagesse dans la Vie :« Le présent seul est réel ».

Epicurus

Pour Épicure, -philosophe grec, 342 avant J. C.- vivre l’instant présent irait de pair avec vivre simplement en se contentant de modération en tout, sans objectifs ambitieux : “L’homme qui ne se contente pas de peu ne sera jamais content”. Une autre interprétation du Carpe Diem : accepter ce qui arrive chaque jour. « N’attends pas que les évènements arrivent comme tu le souhaites ; décide de vouloir ce qui arrive et tu sera heureux », Épictète -de l’école stoïcienne, 50 après J. C.- .

Plus récemment, Daniel Balavoine disait dans l’une de ses interviews, alors qu’il était encore jeune : « Ce qui m’intéresse, c’est le moment, l’heure, l’heure ; le passé je ne vis pas ça, ça ne me nourrit pas ; l’avenir, je ne sais pas de quoi il est fait car je ne sais pas combien j’en ai devant moi, d’avenir ! » Son avenir ne l’a pas contredit !

Pourquoi en effet compter sur un avenir incertain puisque le temps présent est une ressource non renouvelable ; le passé n’est plus, le futur n’est pas encore là, mieux vaut vivre le présent, intensément,  sans s’encombrer de pensées négatives ni même interrogatives, en faire de bons moments, sans vivre dans la crainte du futur, sans se demander ce que les autres pensent. «  Se comparer aux autres peut totalement plomber votre enthousiasme » Lauren Scott « mon COACH PERSO ». 

Le lendemain n’existerait que dans les pensées, l’avenir dans l’esprit. Apprendre à être ici et maintenant serait considéré comme source de bonheur.

 

ET SI ON SE LAISSAIT ALLER À LA PARESSE ?

Vivre l’instant présent peut parfois mener à la paresse, dont Paul Lafargue fit l’apologie dans son « Éloge de la Paresse », dans le but, à l’époque, de défendre la classe ouvrière contre « cette folie de l’amour du travail, cette passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture ».

Georges Georges Moustaki reprit à son compte le culte de la paresse : « La Paresse est un régulateur qui compense notre hystérie laborieuse et répond à des besoins du corps ».« C’est aussi le droit à s’amuser dans cette vie ! »

 

 

Impératif  senior : plus lentement, plus sûrement 

L’activité -on y revient régulièrement- maintient en éveil le physique et le mental du senior ; pourtant, il faut savoir mettre la pédale douce dès lors que son intensité procure un « sur » stress, délétère !

Less is more ! Si le senior veut en faire plus, trop ou plus vite, il risque d’en faire moins, ou mal, ou, de se faire mal !  Au final, à vouloir accélérer le rythme -dévolu à chaque âge et à chacun(e), pour gagner du temps, on risque d’en perdre et de brouiller les pistes d’un comportement productif. Alors voici nos conseils pour pallier ce trop plein inadapté !

Adapter son rythme est la priorité senior pour éviter de perdre son temps à réparer les accidents. Nous ne sommes  pas égaux devant le vieillissement, chacun(e) doit apprendre à vivre avec son propre tempo, s’installer dans le confort/sécurité sénior avec plus de délectation que d’amertume. Finies l’exigence, les obligations et/ou ambitions démesurées, les compétitions, la course à la montre ! 

EXERCICE : Quand on fait, avec plein de bonnes intentions, sa liste du jour, le matin -à laquelle on ne peut pas retirer grand chose de celle de la veille-, commencer par l’amputer de la moitié, en conservant 1 urgence. Puis classer les choses ainsi : un petit truc facile et agréable à faire pour commencer du bon pied, puis gérer l’urgence (1 seule par jour suffit : ça, c’est fait et ne fera plus partie de la liste du lendemain). Ensuite, alterner les choses plaisantes et les légers pensum ; prendre plaisir à faire chaque chose sans se mettre « la rate au court bouillon ». 

 

COMPENSER LES RÉFLEXE EN BERNE !

Comme l’activité excessive provoque un « sur » stress, particulièrement néfaste chez le senior, une baisse de « réflexe » (un autre « automatisme » que le stress) va contribuer à l’handicaper. Le réflexe est normalement destiné à aiguiser la vigilance, l’attention et la concentration, en adressant l’information d’un danger spontanément et directement -via des réseaux nerveux- à la moelle épinière qui réplique en urgence par une réaction de protection : esquiver un objet qui tombe, contourner  un objet brûlant, maîtriser le freinage au volant. Mais voilà que le temps de réaction de nos réflexes qui décline avec l’âge, va être la cause de nombreux accidents domestiques, d’accidents de voiture et, de chutes, redoutables pour le senior … même si, le rhumatisme, les déficiences articulaires, la baisse de confiance en soi, la diminution du niveau de l’acuité visuelle et de l’ouïe ont leur part de responsabilité. 

Plus de la moitié des usagers tués dans un accident de la route sont des seniors ! 

Il faut donc agir sur deux fronts : ajuster son activité à ses capacités, et, compenser la diminution de ses réflexes.

 

Pour éviter les accidents de la route : réduire la vitesse et et se concentrer exclusivement sur la conduite : une collision ne tient  qu’à quelques secondes. Très régulièrement, effectuer des stages de remise à niveau en conduite, réviser le code de la route qui change à vitesse V ; faire des bilans de santé ! Le deuxième sens le plus sollicité des conducteurs après la vue, est l’audition  – hors, quasiment un tiers des conducteurs de plus de 65 ans souffrent d’une baisse d’audition.

 

Pour éviter les problèmes de transit intestinal : maintenir en bon état un autre mécanisme réflexe qui se dégrade avec l’âge : la déglutition ! Pour s’y aider : ne pas changer brutalement de rythme et de mode alimentaire, manger par petites bouchées, veiller à mastiquer les aliments jusqu’à ce qu’ils soient entièrement mâchés pour favoriser le transit de la salive de la bouche vers l’estomac- 

On minimisera ainsi les risques d’accidents digestifs comme les «fausses routes» -un danger parfois fatal- : les aliments solides ou liquides passent dans la trachée, et parfois les poumons, au lieu de suivre la voie normale ! En prenant le temps de manger, on atténue également les risques d’indigestions, de reflux gastriques ou d’étouffement, les ballonnements et flatulences, la survenance de maux de ventre ; on favorise la gestion du poids : à chaque bouchée bien mastiquée, 10 calories environ seront brûlées ; le fait de manger lentement réduit aussi le stress en réduisant la pression du système digestif et en induisant une production de dopamine, ce neuromédiateur qui améliore le sentiment de bien-être.

 

Pour éviter les accidents domestiques. Ils devancent largement les accidents de la circulation et concernent les seniors en premier lieu.

Il est exigé des seniors une prudence accrue chez soi comme à l’extérieur : chez soi -faire appel à un professionnel pour les travaux de bricolages nécessitant la manipulation d’outils dangereux qui provoque trop souvent des plaies ouvertes et autres lésions. En cuisine, manier avec précaution ouvre-boîte, couteaux électriques et boîtes de conserves, utiliser avec grande attention et parcimonie l’huile de cuisson, positionner toujours les queues des casseroles vers l’intérieur de la plaque chauffante : tant de sources de blessures et de brûlures seront évitées.

 

Pour éviter la chute

Les chutes représentent 80 % des accidents de la vie courante au-delà de 65 ans, petit rappel de notre publication : https://vive-les-seniors.fr/attention-a-la-chute/

Warning ! Dans la rue, regarder sans cesse où on met les pieds : gare aux trottoirs, aux dénivellations, -les petites sont les plus traîtres- et aux glissades par temps pluvieux ; la canne est un recours anti-chute très efficace ! À la maison, retirer les obstacles superflus et les fils électriques ; et, gare aux sols glissants et/ou mouillés ; recouvrir les surfaces à risques -carrelage ou parquet vitrifié- à l’aide de tapis antidérapants, -en particulier dans la salle de bain ou dans les escaliers- ; attention aux marches isolées ; ajouter des rampes, poignées, barres d’appui aux endroits stratégiques. Ne jamais utiliser son téléphone en marchant, dedans comme dehors. Et, plutôt rater le bus que de courir après au risque de chuter et d’en subir longtemps les conséquences.

EXERCICE  :  Quand on a fait une chute refaire le chemin à l’envers dans sa tête pour voir où et quand on a manqué d’attention et éviter ainsi la re chute !  80% des seniors qui ont chuté, rechutent dans l’année !

 

Pour ménager son dos

Porter de charges lourdes -packs de bouteilles….-, déplacer un meuble…., c’est fini, (patience on attend un enfant, des petits-enfant, un voisin) ; on pratique la livraison à domicile, ou on sort le caddie ; pour les voyages et les weekends, on met le maximum de choses dans la valise à roulettes, -l’invention la plus judicieuse des années 80-, pour n’avoir qu’un très petit et léger sac à main ; pour les hommes les poches suffiront.

C’est un certain Bernard Sadow qui aurait révolutionné nos voyages en 1970. Comment cette idée est-elle venue si tard alors que les charriots existaient depuis longtemps ? On accuse le machisme : qui aurait pensé à l’époque qu’un homme accepte de faire rouler sa valise plutôt que de la porter virilement. Dans les premières publicités dédiées aux valises à roulette, ce sont d’ailleurs majoritairement des femmes qui sont représentées. 

Le dos réclame de systématiser quelques autres bonnes attitudes au quotidien ! Un dos bloqué c’est double peine : des heures d’activité perdues, des douleurs parfois très aiguës en prime. 

3 gestes du quotidien à « bien » faire :

  • Quand on se lève depuis une position allongée, rouler sur le côté, plier le genou -celui du côté où on a roulé-, poser les deux poignets devant la tête, se redresser en position à genoux puis se lever lentement jusqu’à atteindre la position debout (si nécessaire en s’aidant d’une chaise).
  • Ramasser un objet à terre sans courber le dos.
  • Quand on porte une charge, ne pas se cambrer vers l’arrière pour se “soulager” les épaules et le dos, mais au contraire, rester bien droit.

 

 

 

 

Pour un sport plaisir ! En ce qui concerne l’activité sportive, passer au sport soft, comme le Qi GONG dont la discipline fera l’objet de notre prochaine publication. Et, -petit rappel- ne jamais forcer ; tout ce qui fait mal ne fait pas de bien. S’en référer à https://vive-les-seniors.fr/plein-le-dos/         Faire de l’exercice ne devrait pas être ressenti comme une corvée !

En conclusion : du lent, du soft, au jour, le jour, pour sécuriser le quotidien senior et le rendre plus serein. 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

 

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